Rocher Canon
Découvrir la forêt autour du Rocher Canon
Rocher Canon concentre l'énergie du massif : blocs, pins, sable, grimpeurs et promeneurs se partagent un espace superbe mais sensible.

LIEUX ET REPÈRES
Situer le lieu
Parking du Rocher Canon
Bois-le-RoiFrance
Départ publié pour la promenade Rocher Canon et Mare aux Evées. Vérifiez l'accès du jour.
Un secteur partagé
Rocher Canon attire autant pour la beauté de ses blocs que pour l’escalade. Même sans grimper, on prend plaisir à suivre les chemins entre les rochers et à observer les gestes des pratiquants. Cette fréquentation demande quelques attentions : laissez libres les zones de réception, ne marchez pas sur les tapis et gardez les pique-niques à distance des passages actifs.
Le statut des accès peut changer. Ouvrez la carte en direct de l’ONF avant de venir, surtout depuis les incendies de juillet 2026. Un panneau ou une fermeture sur place prévaut sur toute trace plus ancienne.
Une boucle qui relie les rochers à la mare
Le parking du Rocher Canon, situé à 48.463937, 2.665395, donne accès au secteur rocheux. Pour transformer cette visite en promenade complète, utilisez la promenade de la Mare aux Evées et du Rocher Canon publiée par Fontainebleau Tourisme.
Cette fiche part du parking du Rocher Canon et propose un roadbook ainsi qu’une trace GPX. Téléchargez-les avant la sortie. La boucle met côte à côte deux visages très différents de la forêt : les chaos de grès du Rocher Canon et le paysage humide, presque géométrique, de la Mare aux Evées. C’est une meilleure manière de comprendre le nord du massif que d’accumuler des détours improvisés entre les blocs.
La sortie en chiffres
- Distance publiée : 5 km.
- Niveau indiqué : facile.
- Départ : parking du Rocher Canon à Bois-le-Roi.
- Préparation : roadbook et trace GPS disponibles sur la fiche de l’office de tourisme.
- Conception du circuit : ONF et Amis de la Forêt de Fontainebleau.
Cinq kilomètres sur ce terrain ne ressemblent pas à cinq kilomètres de trottoir. Les arrêts devant les rochers, le sable et les carrefours prennent du temps. Comptez une vraie demi-journée si vous voulez regarder le paysage, faire une pause et revenir sans surveiller l’horloge.
Quatre ambiances au lieu d’une seule attraction
Au départ, le Rocher Canon impose ses blocs, ses pins et ses passages sableux. Cherchez le chêne surnommé « Bonsaï », dont le tronc semble posé et tordu sur le grès. Ce n’est pas une balise à rejoindre hors chemin : suivez le roadbook et profitez-en s’il se trouve sur votre passage.
Les grandes allées changent ensuite l’échelle. Leur percement remonte aux aménagements entrepris à partir du règne d’Henri IV pour faciliter les chasses à courre. Les carrefours en étoile permettaient à la cour de suivre la chasse en calèche. Quand plusieurs voies s’ouvrent devant vous, le paysage raconte donc un usage précis, pas seulement un goût pour la symétrie.
À l’approche de la Mare aux Evées, le terrain devient plus humide et les fossés structurent la vue. Enfin, le bassin central et les arbres plantés autour de la mare créent une halte très différente du chaos rocheux. Cette succession est la vraie force de la boucle.
Pourquoi la Mare aux Evées mérite le détour
Le réseau de fossés que vous voyez autour de la mare n’est pas un cours d’eau naturel. Sous Louis-Philippe, plus de vingt kilomètres de fossés ont été creusés en étoile pour drainer ce terrain humide vers un bassin central d’environ 12 000 m³. Les cyprès plantés autour de l’eau renforcent encore le changement d’ambiance. En quelques kilomètres, on passe donc du sable et du grès à un ouvrage hydraulique historique.
Prenez le temps de regarder le dessin des fossés depuis le chemin. Ne cherchez pas à vous approcher de l’eau en coupant entre eux : les berges et les sols humides supportent mal le piétinement. Le roadbook signale aussi des arbres et des perspectives forestières, dont le chêne surnommé « Bonsaï » et de grandes avenues héritées de la forêt de chasse. Ce sont de bons repères pour rythmer la marche sans transformer chaque arrêt en photo obligatoire.
Les cyprès chauves valent un vrai arrêt
Autour de la Mare aux Evées et de la proche Mare à Bauge, des cyprès chauves de Louisiane ont été plantés vers 1830. Regardez la base des arbres : certaines racines produisent des excroissances aériennes appelées pneumatophores. Elles donnent au bord de l’eau une silhouette inhabituelle dans une forêt surtout connue pour ses chênes, hêtres et pins.
Les noms d’allées et plusieurs arbres remarquables rappellent aussi la présence d’un ancien arboretum. Inutile de transformer la promenade en inventaire botanique. Comparez simplement l’écorce, le port et les racines des cyprès avec les pins aperçus au Rocher Canon. Le contraste devient alors très facile à lire, même sans connaissances particulières.
Au bord de la mare, une paire de jumelles permet d’observer sans quitter le chemin. Gardez les restes de pique-nique dans le sac : nourrir les oiseaux modifie leur comportement et attire les animaux près des passages fréquentés.
Pour une simple promenade
Choisissez une boucle courte et balisée qui reste sur les chemins autorisés. Les petites sentes entre les blocs peuvent mener à une voie d’escalade, pas à la suite de votre itinéraire. Une carte hors ligne et quelques points de passage clairement identifiés évitent de tourner en rond.
Si vous suivez la boucle vers la Mare aux Evées, gardez la trace générale plutôt que de vous fier aux sentes les plus marquées autour des rochers. Beaucoup mènent simplement à un bloc ou rejoignent un autre passage par une ligne peu lisible. Au premier grand carrefour, prenez trente secondes pour orienter la carte et identifier la route forestière suivante. Ce petit arrêt est plus efficace que plusieurs corrections plus loin.
Pour une promenade uniquement au Rocher Canon, fixez-vous une durée plutôt qu’une collection de blocs à voir. Une heure dans le chaos rocheux peut déjà être riche. Revenez par le même axe si le groupe commence à perdre ses repères ; il n’y a aucune obligation de fabriquer une boucle.
Avec des enfants, fixez des règles avant d’entrer dans les chaos rocheux : rester à portée de voix, ne pas courir entre les zones de chute et ne pas grimper plus haut que ce que l’on sait redescendre. Le sable fatigue les jambes et ralentit le retour.
Pour rendre les 5 km amusants, donnez au groupe quatre choses à repérer : un bloc aux formes étonnantes, un carrefour en étoile, le premier fossé et un cyprès chauve. Cela donne un rythme à la marche sans quitter l’itinéraire ni promettre une chasse au trésor artificielle.
Si vous venez pour le bloc
Attendez que le rocher soit parfaitement sec. Brossez avec un matériel adapté, retirez vos marques après la séance et placez les tapis sans écraser inutilement la végétation. Une première sortie encadrée reste le meilleur moyen d’apprendre la parade et la réception. Notre page Escalade à Fontainebleau détaille ces bases.
Les circuits colorés donnent des repères, mais ils ne remplacent ni le jugement ni un topo récent. Une couleur ne garantit pas que chaque passage convient au même niveau ou à la même taille.
Les marcheurs peuvent eux aussi rendre la cohabitation plus simple. Lorsqu’un grimpeur se prépare, contournez la zone où il pourrait tomber et évitez de vous asseoir sur un tapis posé au sol. Si une famille traverse, les grimpeurs peuvent laisser un passage clair. Rocher Canon fonctionne bien quand chacun comprend que le même rocher peut être à la fois un terrain de jeu, un paysage et le bord d’un chemin.
Après la pluie, résistez à l’envie de « tester » le grès avec la main ou une chaussure. La surface peut sembler sèche alors que la roche reste humide à l’intérieur. Marchez sur les chemins et gardez l’escalade pour un autre jour. Le sous-bois et la Mare aux Evées offrent justement une sortie intéressante même sans toucher un seul bloc.
À qui convient cette sortie ?
- Première visite : la liaison avec la Mare aux Evées donne un fil conducteur et deux paysages faciles à distinguer.
- Avec des enfants : restez sur une distance modeste, surveillez les zones de chute et faites de la mare l’objectif plutôt qu’un grand tour.
- Avec un grimpeur et un non-grimpeur : prévoyez un temps commun de marche, puis une courte séance au même endroit au lieu de déplacer le groupe de bloc en bloc.
- Pour observer la forêt : choisissez un matin calme et regardez comment les essences, le sol et la lumière changent entre rochers et zone humide.
Il n’y a ni fontaine garantie ni commerce au milieu de la boucle. Apportez votre eau et repartez avec les emballages. Le sable se glisse facilement dans les chaussures basses ; des chaussures fermées et confortables comptent davantage qu’un équipement très technique.
La fiche touristique affiche les quatre marques Tourisme et Handicap. Cela donne un premier repère utile, mais consultez le roadbook et l’état d’accès du jour si une personne du groupe a besoin d’informations précises sur le revêtement, les pentes ou les obstacles temporaires. Le parking et un label ne suffisent pas à décrire chaque mètre d’un chemin forestier après un épisode météo.
Quel moment choisir ?
Le matin apporte davantage de calme autour des blocs. En milieu de journée, la mare offre une ambiance plus ouverte, mais les week-ends ensoleillés attirent plus de monde au départ. Après une période humide, choisissez cette promenade pour marcher et observer, pas pour grimper. En été, les allées boisées donnent de l’ombre, tandis que la zone de la mare peut paraître plus chaude et lumineuse.
Si le parking est plein, ne créez pas une place sur un accotement. Une boucle de 5 km perd vite son intérêt si son départ abîme le bord de forêt. Revenez plus tôt un autre jour ou choisissez Samois, dont la relation avec la Seine offre une journée complètement différente.
Une demi-journée suffit
Rocher Canon se découvre mieux sans programme chargé. Marchez, observez quelques lignes de blocs, faites une pause loin des réceptions, puis repartez avant que la fatigue ne pousse aux mauvais choix. Pour prolonger la journée avec une ambiance différente, regardez la balade autour de Samois-sur-Seine.
Avant de quitter le parking, jetez un dernier regard à la carte d’accès de l’ONF. Si la boucle vers la Mare aux Evées croise une fermeture, choisissez une courte promenade autorisée dans le secteur ou changez complètement de départ. Le point GPS situe le parking ; la carte du jour décide du chemin.